Décrêt opticien

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Les éléments non modifiés par le décrêt sont:

·      La première prescription de correction optique est réalisée par l’ophtalmologiste dans le cadre d’un bilan médical complet de l’œil. L’opticien n’a pas le droit de modifier ou d’adapter cette première prescription.

·      La première prescription de lentilles de contact oculaire correctrices est réalisée par l’ophtalmologiste avec rédaction d’une ordonnance mentionnant les caractéristiques essentielles de ces lentilles. La délivrance des lentilles par l’opticien doit se faire dans l’année qui suit, sans modification possible.

·      L’opticien peut ensuite, sous certaines conditions, sur la base d’une ordonnance médicale, renouveler et adapter l’équipement optique en réalisant un contrôle de la réfraction qui permet de modifier la puissance de l’équipement. Il doit avertir le médecin de ce changement par tout moyen à sa convenance.

·      Le contrôle de la vue réalisé par l’opticien ne remplace en aucun cas l’examen médical de l’ophtalmologiste.

·      L’ophtalmologiste peut s’opposer au renouvellement de l’équipement par l’opticien ou limiter celui-ci dans la durée, en le mentionnant sur l’ordonnance.

Les éléments nouveaux du décrêt sont:

·      la durée de validité de l’ordonnance :

Ø  pour une ordonnance de verres correcteurs : 1 an pour un patient de moins de 16 ans ; 5 ans pour un patient de 16 à 42 ans ; 3 ans pour un patient de plus de 42 ans. Cas particulier pour la presbytie : le premier équipement est soumis à prescription médicale obligatoire. La copie de l’ordonnance est à conserver par l’opticien jusqu’à expiration de la validité.

Ø  pour une ordonnance de lentilles correctrices : 1 an pour un patient de moins de 16 ans ; 3 ans pour un patient de plus de 16 ans.

·      la délivrance exceptionnelle en cas de perte ou de casse de l’équipement optique : lorsque l’urgence est constatée et en l’absence d’une solution médicale adaptée, l’opticien peut délivrer un nouvel équipement sans ordonnance, après avoir pratiqué un examen réfractif. L’opticien doit consigner ces délivrances exceptionnelles dans un registre, afin d’assurer la traçabilité de ces données, et ce durant 3 ans.