Cataracte

La cataracte se définit par l’opacification du cristallin. La plupart des cataractes sont en rapport avec le vieillissement du cristallin mais elles peuvent apparaitre plus précocement dans certaines circonstances. Parmi elles, citons la corticothérapie, la myopie forte, la radiothérapie, les traumatismes oculaires, les uvéites, la chirurgie vitréorétinienne, l’hérédité et les cataractes congénitales.

En général, la cataracte entraine une baisse progressive d’acuité visuelle. Elle peut également être responsable d’une sensation d’éblouissement (photophobie), ou encore d’une vision dédoublée au niveau de l’œil atteint (diplopie monoculaire). Chez les enfants, la mise en évidence d’un reflet blanc (leucocorie) sur des photos de famille peut être le mode de révélation de la cataracte.

La chirurgie est actuellement sûre, rapide, réalisée sous anesthésie locale en ambulatoire, et proposée de plus en plus précocement. Il s’agit d’une technique de microchirurgie appelée phacoémulsification. Elle consiste à retirer le cristallin opacifié pour le remplacer par un implant intraoculaire. Pour ce faire, une incision cornéenne d’environ 2 mm est réalisée, puis la partie antérieure du sac cristallinien est ouverte (capsulorhexis). La fragmentation du cristallin est alors possible à l’aide d’une sonde à ultra-sons. Il est  indispensable de préserver la capsule postérieure du sac cristallinien afin de pouvoir y mettre l’implant intraoculaire.

 

Le saviez vous?

Il existe pour des besoins réfractifs une large gamme d’implants. Alors que les implants habituellement proposés permettent de corriger les amétropies sphériques (myopie ou hypermétropie), il est possible de corriger également l’astigmatisme par des implants toriques, et la presbytie par des implants multifocaux. Le choix du type d’implant repose essentiellement sur les besoins du patient et notamment sur son désir de porter ou non des lunettes après la chirurgie.

Les  complications sont rares mais elles peuvent avoir des conséquences importantes. Pendant l’opération, il peut se produire une rupture capsulaire. Dans ce cas, la pose de l’implant peut être compromise et même nécessiter une deuxième opération. Après l’opération, la complication la plus redoutée est l’infection (endophtalmie) car elle peut aboutir à la perte de l’œil. Ce risque est heureusement faible (1 cas pour 2000 opérations). Elle se manifeste dans les premiers jours postopératoires par une baisse rapide de l’acuité visuelle, une douleur assez vive et inhabituelle, et/ou une rougeur qui n’existait pas lors de l’ablation du pansement. Vous devez alors consulter votre chirurgien en urgence (02.90.22.00.50), ou le service d’urgence de l'Hôpital Privé Sévigné.

Les autres complications sont : la présence d’une érosion de la cornée généralement très douloureuse nécessitant un contrôle dès le lendemain, l’apparition d’un œdème maculaire quelques semaines après la chirurgie mais qui est habituellement résolutif avec un traitement médical, la décompensation d’une pathologie sous jacente (glaucome évolué, trouble de transparence de la cornée, herpès oculaire, trouble oculomoteur avec diplopie généralement transitoire…), la survenue d’un décollement de rétine (1%) surtout s’il existe une rupture capsulaire.

Quelques mois ou années après la chirurgie, une cataracte secondaire (opacification du sac cristallinien) peut survenir, entrainant alors une nouvelle baisse d’acuité visuelle. Elle sera traitée par capsulotomie au laser.

[fr]cataracte[/fr][fr]pseudo exfoliation capsulaire[/fr]